Derrière ce magnifique néologisme que l'Académie Française sera obligé d'accepter un jour dans son dictionnaire, que se cache-t-il ? Il s'agit tout simplement pour moi d'évoquer rapidement les préparatifs nécessaires à tout bon expatrié qui doit retourner temporairement vers ses terres, histoire de mesurer combien son pays a pu changer. En même, je l'avais quitté sous le chiraquisme en 2006, entrevu sous le sarkoberlusconisme pour reprendre un autre néologisme du politologue Pierre Musso. Mais je m'égare (et pas seulement Saint-Charles) comme dirait ce cher Desproges.
Je disais donc que les préparatifs d'un voyage suivent deux logiques : la première, j'm'enfoutiste et pressée à la dernière minute; la seconde, posée et anticipatoire. Pardonnez-moi mais je ne crois pas trop appartenir à la dernière, sachant que je pars en France pour les vacances, chingado !
En fait, bien sûr, je vais vérifier où est mon passeport, valider ma réservation sur le site d'Air France, regarder mon carnet de vaccination (on me dit dans l'oreillette que le vaccin contre la vache folle n'est toujours pas en vente et que c'est pour ça que Sarkozy aurait des tics nerveux)...
Bien évidemment je vais mettre des sous de côté pour me déplacer sur place (en même temps, mon porte-monnaie doit être pleins de toiles d'araignées...).
Parmi les activités pré-voyage, il y a un passage obligé par le super du coin pour acheter les bons produits mexicains qu'on offre à ses copains français, histoire de leur faire découvrir autre chose que la choucroute de poissons. On peut également faire une virée dans les boutiques d'artisanat et passer cinq plombes à voir quelle est la couleur préférée de Truc ou si Machine aime fumer ou encore si ce magnifique T-shirt de la ville de Monterrey (qui ne sera porté qu'une fois) est à la bonne taille étant donné que le système des tailles est différent au Mexique ET en France. Donc niet, les gens, je suis navré mais quand je vois le prix de tout ça, je me dis que mon pauvre budget va en prendre un coût et que je vais vous offrir à tous de jolis bonbons...
Et puis un bon voyageur organise ses déplacements une fois sur place. Seulement c'est pas évident de faire venir tout le monde à une fête et de la préparer depuis le Mexique. Donc je la préparerai en France. J'espère pouvoir juste me présenter à la médiathèque du quai Branly pour avancer un peu cette foutue thèse. Je sais qu'un passage obligatoire s'impose au Centre d'impôts des non-résidents à Noisy le Grand. Il faut noter le grand professionnalisme de l'ANPE qui m'a versé 1000 euros en janvier 2007, alors que j'avais renoncé à toute indemnité au moment de mon départ. Je n'y coupe pas, il faut que j'aille spécialement à Noisy-le-Grand, perdre une jour pour déclarer quelque chose sur lequel je ne serai pas imposé.
Non je vous rassure, mon plan de voyage, ça reste vous, mes ami(e)s, mes amours, mes emmerdes comme chante Aznavour... Qui lève la main pour m'offrir une bonne Leffe ?
J'ai failli oublier ! Je préférerai éviter les barbecues dans la mesure où j'en fais au moins par mois si n'est pas un tous les quinze jours !