Au fleur de thé  

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Il y a des visites qui s'imposent d'elles-même. Mon amie Magali et moi sommes de bons buveurs de thé. Pas de grands connaisseurs, ni des experts mais on fait attention à ce qu'on boit. Cette passion commune nous a souvent amenés à nous offrir du thé, en guise de cadeau. L'année dernière, elle m'avait parlé d'un salon de thé à part à Compiègne. Quelque chose qui se distinguait du salon de thé à mémères et à chienchiens bien toilettés. La veille de mon retour à Monterrey, elle m'avait emmené au Fleur de thé. En plus de présenter une carte de thés incroyablement riche, des pâtisseries et autres petits plats qui font saliver les papilles, le cadre de ce salon de thé est unique. Bref, j'en étais ressorti charmé et enchanté.

Au point que lorsque j'ai appelé Magali au début de mon séjour, je lui ai demandé : "Quand retourne-t-on à ton salon de thé près de l'Hôtel de ville ?" La question fut à peine posée que j'avais une réponse rapide de mon interlocutrice : "J'étais sûr que tu allais me le demander ! J'allais te le proposer"

Nous sommes donc retournés au Fleur de thé le 4 juillet dernier. Je vous propose donc une petite dégustation virtuelle. Personnellement je ne connais pas d'endroits similaires sur Compiègne et sa région. Peut-être pas non plus à Paris, d'ailleurs.

Voici Sylvie, maîtresse des lieux, toujours souriante et attentionnée avec ses clients.

Ce salon de thé, voilà quatre ans que Sylvie l'a ouvert, dans une boutique. L'ambiance est cosy, les chaises et les tables où prennent place les clients sont tous dépareillés, donnant une touche unique à l'endroit. Des dessins, des photos sont accrochés à côté d'étagères supportant les théières en fonte proposées à la vente. Rien n'est uniformisé : on peut voir des planches gris clair collées au mur et à proximité les vieilles poutres de l'édifice apparaître. On peut jeter un oeil directement sur la cuisine. Mais il est rare qu'on puisse voir notre hôte y préparer les plats. Accompagné de Perrine, elle sert les clients à partir de midi.

Car sa journée commence vers 8 heures du matin, lorsqu'elle rassemble les ingrédients de saison pour ses gâteaux ou ses tartes salées. Elle suit les produits de saison et enfourne ces plats dans son énorme cuisinière à bois. Tout cela donne des plats et desserts sans comparaison. Chacun peut être accompagné d'un thé, pour le mettre en saveur. Ce jour-là, j'ai demandé ce qui convenait le mieux pour accompagner mon thé vert à l'amande et à la rose.



Seule hic pour Sylvie, la concurrence qui se réveille et les envieux qui essaient d'imiter son style inimitable pour la décoration et pour les bons petits plats.
Quand on entre chez elle, on ne sent pas client, on se sent invité. Car Sylvie nous invite au partage des saveurs, des textures et des parfums avec un sourire constant, une sincérité, une générosité et une gentillesse que beaucoup de restaurateurs peuvent lui envier.
Si vous souhaitez connaître ce petit lieu de paradis, pensez à réserver car Fleur de thé, est souvent rempli le midi. On y prépare les plats que pour un service. Mieux vaut donc être prévoyant. Ne passez pas trop tard, car quand il n'y a plus de gâteaux, le salon ferme.

Fleur de thé
7 rue Pâtissiers (ça ne s'invente pas)
60200 Compiègne
03 44 20 46 43.

Quelques voitures nouvelles  

Posted by Unknown in ,

Au volant de ma R21, c'est toujours un plaisir de conduire dans la forêt de Compiègne. Or voilà qu'en 4 jours, je croise le chemin de 4 Dodge ! J'ignore quand la marque au bélier a débarqué sur le marché français. Mais je me suis cru un court instant sur Lazaro Cardenas...
Je ne comprends pas ces achats : les voitures ont toujours été et sont toujours assez gourmandes en carburant. Ce n'est pas pour rien que General Motors a décidé de fermer 4 usines (dont 1 au Mexique à Toluca) qui produisait des pickups, des 4x4 et des SUV. Les Gringos rechignent de plus en plus à mettre la main au porte-monnaie pour faire un plein de 60 ou 70 litres tous les 400 kilomètres.

Bref, dans ma si belle et verte forêt compiégnoise, j'ai pu voir un Dodge Nitro, un Avenger et une Calibur. Et vu leur silhouette carrée et agressive, elles ne passent pas inaperçues sur la route. Posséder ce genre de véhicule en France représente une hérésie à plus d'un titre : les américaines ne sont pas fiables et leur entretien de ce côté-ci de l'océan est prohibitif. Alors pourquoi, même en ayant de l'argent, s'entêter à acheter et conduire des voitures écologiquement dangereuses, économiquement peu rentables, si ce n'est pour faire le "m'as-tu vu" comme beaucoup de regios qui roulent en 4x4 Cadillac ou Lincoln, en SUV Nissan et en monospace Nissan ou Toyota, dont les moteurs sont de 4 ou 5 litres de cylindrée.
Au Mexique, on appelle ça la "nacez"; en France, la beauferie. Ce genre de comportement est autodestructeur.

Mais bon, comme on dit, les goûts et les couleurs.